Des milliers de coquillages saisis seront retournés à l’océan grâce à une initiative environnementale

Une nouvelle initiative environnementale menée par Avianca et AERIS vise à restituer des milliers de coquillages à l’océan dans le cadre d’un effort de restauration des écosystèmes côtiers affectés par l’extraction illégale d’éléments naturels marins.

Le projet, baptisé « Back Home » (« Retour à la maison »), réunit des entreprises privées, des institutions environnementales et des bénévoles afin de réintroduire dans la mer des coquillages confisqués à des touristes dans les aéroports costariciens.

Un problème environnemental discret mais important

Chaque année, les autorités aéroportuaires saisissent entre cinq et six tonnes de coquillages dans les aéroports du pays, selon les données communiquées par AERIS et Avianca.

Bien que de nombreux voyageurs les considèrent comme de simples souvenirs, les experts environnementaux rappellent que les coquillages jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes marins et côtiers. Ces structures naturelles contribuent à limiter l’érosion des plages, servent d’abri à de petits organismes et participent à l’équilibre des habitats marins.

L’extraction massive de coquillages a entraîné des impacts négatifs dans plusieurs zones côtières, particulièrement dans les régions à forte activité touristique.

Le projet « Back Home »

Dans le cadre de cette initiative, des collaborateurs d’Avianca, LifeMiles et AERIS ont participé à des journées de bénévolat afin de trier des milliers de coquillages saisis avant leur retour à l’océan.

Le processus comprend la séparation des matériaux contaminés ou inadaptés avant leur réintroduction dans l’écosystème marin. Des spécialistes et organisations partenaires superviseront ensuite le retour sécurisé des coquillages dans différentes zones côtières.

L’aéroport international Juan Santamaría est devenu l’un des principaux centres de gestion de ces coquillages saisis en raison du nombre important de voyageurs internationaux transitant par cette infrastructure.

Des institutions et experts mobilisés pour la restauration

Le projet bénéficie de la participation du Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MINAE), du Système National des Aires de Conservation (SINAC), de l’Université du Costa Rica et de FIFCO.

Selon les organisations participantes, l’initiative vise non seulement à restaurer les écosystèmes marins, mais également à sensibiliser le public aux conséquences environnementales du prélèvement d’éléments naturels sur les plages et dans les zones protégées.

En plus des opérations environnementales et logistiques, le projet intègre des outils technologiques et de l’intelligence artificielle afin de faciliter l’identification et la classification des coquillages avant leur retour à la mer.

Tourisme durable et protection de la biodiversité

Avianca a indiqué que ce type d’action fait partie de sa stratégie de durabilité et de responsabilité sociale dans la région.

La compagnie aérienne souhaite promouvoir un tourisme plus responsable, où les voyageurs comprennent l’importance de préserver la biodiversité des destinations qu’ils visitent.

De son côté, AERIS souligne que les aéroports représentent l’un des premiers points de contact avec les visiteurs internationaux, ce qui en fait des espaces stratégiques pour mener des campagnes de sensibilisation environnementale.

Les organisations participantes espèrent que cette initiative contribuera non seulement à la restauration écologique, mais aussi à faire évoluer les habitudes des touristes et des résidents concernant la protection des écosystèmes côtiers.

Une initiative destinée à sensibiliser le public

Les autorités environnementales rappellent que retirer des coquillages, du sable, des coraux ou d’autres éléments naturels des plages peut perturber considérablement les écosystèmes marins.

À travers des projets comme « Back Home », les organisations impliquées souhaitent transformer les matériaux saisis en une opportunité éducative et environnementale visant à renforcer la protection des côtes costariciennes pour les générations futures.

Sources officielles consultées

  • Avianca
  • AERIS Costa Rica
  • Aéroport international Juan Santamaría
  • Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MINAE)
  • Système National des Aires de Conservation (SINAC)
  • Université du Costa Rica (UCR)

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