Un regard international sur le patrimoine naturel du pays
La richesse naturelle du Costa Rica attire une nouvelle fois l’attention à l’international. L’édition allemande de National Geographic a récemment consacré un dossier de 11 pages au pays, sous le titre Schatzkammer der Natur, que l’on pourrait traduire par « Trésor de la nature ».
Le reportage présente le Costa Rica comme une destination où la nature occupe une place centrale dans l’expérience des visiteurs, en mettant notamment en avant sa biodiversité, sa faune et ses efforts de conservation.
Cette reconnaissance internationale intervient alors que le modèle costaricien de conservation et de tourisme durable continue de susciter l’intérêt au-delà des frontières du pays.
Un petit territoire doté d’une biodiversité remarquable
L’une des raisons de cet intérêt international réside dans l’extraordinaire diversité biologique présente sur le territoire costaricien.
Selon le Système national des aires de conservation (SINAC), le Costa Rica fait partie des 20 pays possédant la plus grande biodiversité au monde et abrite plus d’un demi-million d’espèces, soit environ 6 % de la biodiversité connue de la planète.
L’Institut costaricien du tourisme (ICT) utilise actuellement le chiffre d’environ 6,5 % de la biodiversité mondiale pour présenter les richesses naturelles du pays.
Cette concentration de biodiversité s’explique notamment par la situation géographique du Costa Rica, la diversité de ses conditions climatiques et la variété de ses écosystèmes.
Forêts tropicales, forêts de nuages, mangroves, zones humides, volcans, plages et écosystèmes marins font tous partie de ce patrimoine naturel.
Plus d’un quart du territoire est protégé
La conservation est également l’un des éléments qui expliquent la réputation internationale du Costa Rica en tant que destination nature.
Selon le Plan national du tourisme 2022-2027 de l’ICT, les espaces terrestres protégés représentent environ 26,5 % du territoire national. Le document souligne également l’importance des aires marines protégées dans la stratégie de conservation du pays.
Ces espaces comprennent notamment des parcs nationaux, des refuges de vie sauvage, des réserves et différentes catégories d’aires protégées destinées à préserver les écosystèmes et les espèces.
Le réseau d’aires protégées joue également un rôle important dans le tourisme. L’ICT considère ces espaces naturels comme des attractions majeures du pays, une partie importante de l’offre touristique costaricienne étant directement liée à ces environnements.
La nature au cœur du modèle touristique
Le lien entre conservation et tourisme n’est pas nouveau au Costa Rica.
L’ICT définit le développement du tourisme durable autour de trois dimensions : environnementale, économique et socioculturelle. L’objectif est que l’activité touristique génère des bénéfices pour les communautés tout en respectant les ressources naturelles et l’identité culturelle du pays.
Ces dernières années, cette approche s’est également développée auprès des entreprises touristiques. En février 2026, l’ICT a récompensé 134 entreprises et organisations pour leurs initiatives en matière de durabilité, parmi lesquelles des hébergements, restaurants, opérateurs touristiques, parcs et municipalités.
Le Costa Rica dispose également de la Certification pour la durabilité touristique (CST), un programme de l’ICT destiné à encourager les pratiques durables auprès des entreprises et organisations liées au tourisme.
Des parcs nationaux aux océans
La biodiversité du Costa Rica ne se limite pas à ses forêts.
Le pays possède également une importante richesse marine. Le Plan national du tourisme souligne l’importance des aires marines protégées dans les efforts de conservation du pays.
L’un des exemples les plus connus est le parc national de l’île Coco, situé dans l’océan Pacifique. L’île et les eaux qui l’entourent abritent une remarquable diversité d’espèces marines et sont notamment reconnues à l’échelle internationale pour la présence de requins-marteaux.
Sur le continent, des parcs nationaux comme Corcovado, Manuel Antonio, Tortuguero et Arenal, ainsi que de nombreux refuges et réserves, permettent de protéger des écosystèmes très différents.
Le tourisme implique également une responsabilité
L’intérêt international pour la nature costaricienne représente une opportunité pour le secteur touristique, mais il constitue également un défi : préserver les écosystèmes qui rendent ces expériences possibles.
Le SINAC et l’ICT recommandent aux visiteurs de se renseigner avant de se rendre dans une aire protégée et de respecter les règles propres à chaque site. Les activités touristiques doivent se conformer aux plans de gestion et aux réglementations établies pour chaque espace protégé.
Cela implique notamment de respecter la faune sauvage, de rester dans les zones autorisées, de suivre les indications des agents et des guides et d’éviter tout comportement susceptible de perturber les écosystèmes.
Le principe est simple : profiter de la nature sans transformer cette visite en menace pour l’environnement que l’on est venu découvrir.
Une reconnaissance qui dépasse le tourisme
Le reportage de National Geographic s’ajoute à plusieurs reconnaissances internationales obtenues par le Costa Rica pour sa nature et ses efforts en matière de durabilité.
En mars 2026, l’ICT a annoncé que le Costa Rica avait été désigné « Meilleure destination nature » lors des Forbes Travel Awards 2026. L’institut avait notamment mis en avant la biodiversité du pays et la protection de plus d’un quart de son territoire.
Au-delà des récompenses et des publications internationales, ces distinctions attirent une nouvelle fois l’attention sur un élément qui fait partie de l’identité du Costa Rica depuis plusieurs décennies : la protection de ses écosystèmes comme l’un de ses patrimoines les plus précieux.
Le dossier de National Geographic offre ainsi un nouveau regard international sur un pays où les forêts, les océans, les volcans et la faune sauvage font partie du quotidien, mais aussi de l’économie touristique.
Pour le Costa Rica, le défi n’est donc pas seulement de préserver cette réputation internationale, mais surtout de continuer à protéger les écosystèmes qui la rendent possible.
Sources officielles :
Sistema Nacional de Áreas de Conservación (SINAC): información oficial sobre biodiversidad y conservación.
Instituto Costarricense de Turismo (ICT): datos sobre biodiversidad, áreas protegidas y turismo de naturaleza.
Programa de Certificación para la Sostenibilidad Turística (CST): información oficial sobre sostenibilidad en empresas turísticas. National Geographic: referencia internacional sobre la biodiversidad y los espacios naturales del país. CRHoy: información sobre el reportaje de 11 páginas publicado en la edición alemana de National Geographic.







