L’Assemblée législative approuve des amendes de plusieurs pour freiner les entrées illégales dans les parcs nationaux

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Dans une étape décisive pour la protection du patrimoine naturel du Costa Rica, l’Assemblée législative a approuvé ce lundi, lors de son premier débat, un projet de loi établissant de lourdes sanctions financières à l’encontre des personnes qui pénètrent illégalement dans les Aires Sauvages Protégées (ASP). Cette initiative répond à l’augmentation exponentielle des « tours » clandestins et des visites non autorisées dans des zones à haut risque, en particulier les cratères volcaniques.

Le nouveau cadre juridique prévoit des amendes pouvant atteindre plusieurs millions de colones, selon la gravité de l’infraction et la récidive du contrevenant. Jusqu’à présent, les autorités du Système national des aires de conservation (SINAC) ne disposaient pas d’un outil répressif efficace, se limitant souvent à l’expulsion administrative des intrus sans conséquences financières majeures.

Avec cette réforme, les comportements suivants sont désormais clairement définis et sanctionnés :

  • Entrée par des accès non officiels : contournement des postes de contrôle et du paiement des droits d’entrée.
  • Présence dans des zones restreintes : accès à des zones de danger volcanique ou biologique dûment signalées.
  • Promotion de services illégaux : sanctions aggravées pour les personnes ou agences tirant profit de l’organisation d’expéditions vers des sites interdits.

Lors des débats en séance plénière, plusieurs députés ont souligné que les entrées illégales ne constituent pas seulement un problème d’évasion fiscale, mais aussi une véritable crise de sécurité. « Nous avons vu les équipes de secours risquer des vies et des ressources publiques pour sauver des personnes qui n’auraient jamais dû se trouver dans ces zones », ont déclaré les promoteurs du projet.

Des rapports du ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MINAE) indiquent que, pour la seule dernière année, des centaines de personnes ont été interceptées sur des itinéraires illégaux menant aux volcans Poás, Turrialba et Arenal. Ces intrusions sont souvent associées à la destruction de la flore, au harcèlement de la faune sauvage et à l’accumulation de déchets dans des écosystèmes fragiles.

Après avoir obtenu un large soutien lors du premier débat, le projet devra maintenant être soumis à une seconde vote dans les prochains jours. S’il est ratifié puis signé par le pouvoir exécutif, le SINAC disposera des outils juridiques nécessaires pour appliquer immédiatement les amendes.

Les autorités environnementales ont appelé la population et les touristes étrangers à utiliser exclusivement les canaux officiels de réservation et à respecter les sentiers autorisés, avertissant que la surveillance aux abords des parcs sera renforcée dès l’entrée en vigueur de la loi.

La nouvelle réglementation établit que les sanctions seront fixées en fonction de la valeur du salaire de base en vigueur. Le régime approuvé se décline comme suit :

  • Pour les touristes et les visiteurs : Toute personne entrant par des accès non autorisés ou demeurant dans des zones restreintes s’exposera à une amende équivalente à un salaire de base, soit actuellement ₡462 200.
  • Pour les guides et les organisateurs : Les personnes physiques ou morales qui tirent profit de l’organisation de « tours » illégaux feront face à une sanction beaucoup plus sévère, fixée à cinq salaires de base, pour un montant de ₡2 311 000.

Le texte précise également qu’en cas de récidive, l’amende sera automatiquement doublée, portant le coût de l’infraction pour les organisateurs à plus de ₡4,6 millions.

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