Dans le cadre de sa visite officielle au Costa Rica, le président du Salvador, Nayib Bukele, a plaidé pour une coopération étroite et « sans limites » entre les deux nations, avec pour objectif principal de lutter contre la montée de la criminalité qui touche le Costa Rica. Lors de son intervention, le dirigeant salvadorien a souligné que son gouvernement est pleinement disposé à partager les stratégies qui ont permis à son pays de réduire drastiquement les taux de violence.
La proposition de Bukele repose sur un échange solide de renseignements et de tactiques opérationnelles. Selon le président, le succès de son modèle de sécurité ne réside pas uniquement dans le déploiement de la force, mais aussi dans la volonté politique de démanteler les structures financières et logistiques des groupes criminels organisés. « Nous sommes ici pour soutenir le Costa Rica dans tout ce dont il a besoin, sans réserve, car la sécurité de la région est une responsabilité partagée », a affirmé le chef de l’État salvadorien.
La visite intervient à un moment critique pour le Costa Rica, où la hausse des homicides liés au narcotrafic exerce une forte pression sur les autorités locales. Dans ce contexte, le gouvernement costaricien s’est montré ouvert à analyser les outils proposés par la délégation salvadorienne, cherchant à adapter ceux qui s’ajustent au cadre légal et démocratique du pays.
La rencontre bilatérale a également permis de discuter de l’importance de renforcer les frontières et les ports, points névralgiques pour le transit de substances illicites. Bukele a insisté sur le fait que la prévention et le contrôle territorial sont des étapes essentielles que le Costa Rica doit consolider afin d’éviter que la criminalité ne s’enracine de manière irréversible.
Enfin, la journée s’est conclue par un message de fraternité et d’engagement. Bien que la mise en œuvre de ces mesures nécessite une analyse technique approfondie par les ministères de la Sécurité des deux pays, l’offre de Bukele constitue un précédent dans la diplomatie régionale, plaçant la coopération en matière de sécurité comme l’axe central de l’agenda bilatéral des prochains mois.






