Le magazine Time s’intéresse au Camino de Costa Rica
Le célèbre magazine américain Time a récemment inclus El Camino de Costa Rica dans sa liste des « World’s Greatest Places 2026 », le désignant comme l’un des itinéraires de randonnée les plus remarquables au monde pour cette année. Dans son article, Time souligne que ce parcours côte à côte permet de traverser des rivières, des montagnes brumeuses et de denses forêts tropicales en 16 étapes, offrant une immersion profonde dans le Costa Rica rural que la plupart des visiteurs traditionnels ne découvrent jamais. Pour les voyageurs en quête de plus que le soleil et la plage, cette distinction consacre le Camino comme une option idéale pour le tourisme de nature, d’aventure et de découverte culturelle.
Qu’est-ce que le Camino de Costa Rica ?
Le Camino de Costa Rica est un itinéraire de randonnée d’environ 280 kilomètres qui traverse le pays d’est en ouest, de la côte caraïbe jusqu’à l’océan Pacifique. Inspiré du célèbre Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce tracé peut être parcouru en quinze à seize jours, en suivant des étapes consécutives qui relient des communautés rurales, des territoires indigènes, des vallées agricoles et des zones montagneuses. L’itinéraire débute sur la côte atlantique, dans des villages comme Parismina ou Barra del Pacuare, et se termine dans la région de Quepos, sur le Pacifique central, permettant littéralement de marcher « de mer en mer ».
Un projet de tourisme rural communautaire
Derrière El Camino de Costa Rica se trouve l’association à but non lucratif Mar a Mar, constituée légalement en 2015 au Costa Rica et composée d’entrepreneurs, de professionnels du tourisme, de leaders locaux et de randonneurs engagés dans le développement durable. Cette organisation coordonne un réseau d’hébergements, de restaurants et d’associations de développement communal le long de la route — connu sous les noms de Red de Albergues et Red de ADIs del Camino de Costa Rica — dont l’objectif est que les bénéfices du tourisme profitent aux communautés d’accueil. Le but central du projet est de promouvoir un tourisme rural respectueux de l’environnement, qui contribue au bien-être économique local sans sacrifier la conservation des écosystèmes.
De la mer des Caraïbes à l’océan Pacifique : le parcours
Le Camino de Costa Rica s’étend depuis la côte caraïbe — dans le secteur sud des canaux de Tortuguero et des localités comme Parismina ou Barra del Pacuare — à travers les montagnes de l’intérieur, jusqu’au Pacifique central. En chemin, il traverse des territoires indigènes comme la réserve Nairi-Awari, des zones proches du parc national Barbilla, des espaces ruraux aux abords du parc national Tapantí et des vallées comme Orosi, avant de monter jusqu’à des altitudes dépassant 2 100 mètres dans des secteurs comme El Empalme. Depuis la région centrale du pays, le sentier continue à travers des paysages de caféiculture dans les zones de Tarrazú et Los Santos, avant de descendre vers la ville de Quepos, porte d’entrée du littoral pacifique.
Une expérience de nature et de culture
Time décrit le Camino comme une expérience où le randonneur peut « se mouiller les pieds » dans des rivières tumultueuses, marcher dans les nuages en altitude et traverser des forêts denses — le tout au cours d’un seul et même parcours. Au-delà des paysages, l’un des attraits majeurs est le contact étroit avec les communautés locales : des familles qui ouvrent leurs portes, des guides indigènes cabécars dans la réserve Nairi-Awari, et des producteurs de bananes, d’ananas, de cacao, de café et de canne à sucre qui partagent leur quotidien. Ainsi, le randonneur accède à un Costa Rica moins touristique, où la vie rurale, les traditions et l’hospitalité deviennent des éléments essentiels de l’expérience.
Mar a Mar et le soutien institutionnel
L’association Mar a Mar pilote la conception, la gestion et la promotion officielle de la route, ainsi que la coordination avec les acteurs locaux tout au long du parcours. Depuis l’ouverture formelle du Camino en 2018, le projet bénéficie du soutien de l’Institut costaricien du tourisme (ICT), qui l’a promu sur les marchés européens et nord-américains, lui assurant une visibilité dans les médias de voyage internationaux, notamment National Geographic, The New York Times et désormais la liste de Time. Mar a Mar collabore également avec des organisations internationales comme Developing World Connections (DWC) pour améliorer les infrastructures de base dans les communautés vulnérables de la route, notamment l’accès à l’eau potable, les installations sanitaires et les aires de camping gérées localement.
Se préparer à parcourir le Camino
Le site officiel du Camino de Costa Rica propose des recommandations détaillées pour la planification, incluant les durées estimées, les niveaux de difficulté par étape et des conseils d’équipement. La route est organisée en 16 tronçons qui peuvent être effectués de manière continue en environ deux semaines, ou en sections indépendantes selon le temps disponible et la condition physique du visiteur. Le site de l’organisation fournit également des informations sur les réservations d’hébergement, les services de guides, les options de transfert de bagages et les contacts locaux, facilitant ainsi la préparation d’une traversée sûre et responsable.
Impact sur les communautés locales
Le Camino de Costa Rica a été conçu comme un outil concret pour diversifier le tourisme et créer des opportunités économiques dans des zones rurales historiquement exclues des principaux circuits touristiques. Grâce à cet itinéraire, des familles et des associations locales peuvent proposer hébergement, restauration, guidage et services complémentaires, favorisant la création d’emplois et réduisant le besoin de migration vers les centres urbains. Le modèle encourage par ailleurs ces initiatives à se développer selon des principes de durabilité — de la gestion des déchets à la protection des sources d’eau et des forêts longeant le sentier.
Pourquoi le Camino de Costa Rica est une destination clé pour 2026
La combinaison d’une biodiversité spectaculaire, d’un tourisme rural communautaire et d’un soutien institutionnel fort fait du Camino de Costa Rica une proposition parfaitement alignée avec les tendances mondiales du voyage responsable. La reconnaissance accordée par Time dans sa liste des « World’s Greatest Places 2026 » renforce le rayonnement international de la route et confirme le potentiel du pays à continuer de s’imposer dans le tourisme durable, au-delà de ses destinations classiques. Pour ceux qui souhaitent parcourir le pays « pas à pas », partager le quotidien des communautés locales et s’immerger dans des paysages allant des Caraïbes au Pacifique, ce Camino s’impose aujourd’hui comme l’une des expériences les plus authentiques que le Costa Rica puisse offrir.







