En quelques décennies, le Costa Rica est passé du coton comme culture commerciale à un rôle de hub de recherche et d’exportation de semences de coton à haute valeur ajoutée, principalement pour les États-Unis. Ce repositionnement repose sur le savoir‑faire agricole local, des infrastructures modernes et un cadre institutionnel qui attire l’investissement étranger dans l’agro‑innovation.
La station de Bayer à Guanacaste
Au cœur de cet écosystème se trouve la station de Recherche et Développement de semences de coton de Bayer, installée à la fin des années 1990 à Guanacaste. D’après les informations diffusées par la presse nationale et la propre entreprise, elle exploite près de 300 hectares entre La Palma d’Abangares (Guanacaste) et Chomes (Puntarenas), ainsi qu’une usine de traitement des semences à Cañas.
Chaque année, la station exporte plus de 40 tonnes de semences vers les États‑Unis, ce qui en fait l’un des principaux acteurs régionaux de ce segment. Le projet génère plusieurs dizaines d’emplois permanents et des centaines d’emplois saisonniers dans ces communautés rurales.
Un modèle durable et carbone neutre
La station de Bayer s’est également positionnée comme vitrine de pratiques agricoles durables, combinant agriculture de précision, gestion de l’eau et réduction des émissions. Elle est certifiée carbone neutre selon les standards costariciens et détient le galardón Bandera Azul Ecológica, un programme officiel qui reconnaît les efforts en matière de climat et de protection des ressources naturelles.
Le rôle de PROCOMER et des institutions publiques
PROCOMER, l’agence officielle de promotion du commerce extérieur, met aujourd’hui en avant la filière des semences et de la biotechnologie agricole comme secteur stratégique, en ciblant des projets à fort contenu en innovation et en recherche. En 2026, l’institution a participé pour la première fois à la conférence ASTA Vegetable & Flower, afin de présenter le Costa Rica comme plateforme idéale pour les « winter nurseries », le fitopaturage avancé et les centres de R&D agricoles.
Ce cadre est complété par les centres de recherche de la Universidad de Costa Rica (comme le CIGRAS et les instituts agronomiques), ainsi que par les politiques du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG) sur la qualité des semences et le développement du secteur agricole. Ensemble, ces acteurs contribuent à faire du Costa Rica un point de référence discret mais stratégique dans la chaîne mondiale du coton.
Sources officielles
- PROCOMER – « Innovación de Costa Rica en industria de semillas busca atraer nueva inversión de sector agrícola internacional ».
- Invest in Costa Rica (PROCOMER) – pages d’investissement et cas de succès (dont Bayer).
- Articles et communiqués sur la station de Bayer et sa certification carbone neutre.
- Universidad de Costa Rica – pages des centres de recherche agronomiques et du CIGRAS.
- MAG – documents techniques sur le secteur semencier et l’historique du coton au Costa Rica.





