L’université appuie une initiative législative sur les biens publics côtiers du Costa Rica
La Universidad de Costa Rica (UCR) a exprimé son soutien à un projet de loi visant à garantir l’accès public à toutes les plages du pays, réaffirmant l’importance de préserver ces espaces naturels comme zones publiques librement accessibles aux résidents et aux visiteurs.
Cette position s’inscrit dans la vision institutionnelle de l’université qui promeut une utilisation équitable du littoral et la protection des ressources naturelles marines du pays. Cette initiative intervient dans un contexte de débats sociaux et politiques autour de la régulation des côtes et de la défense de l’accès sans restriction aux plages, notamment face à des pratiques privées pouvant limiter l’entrée ou restreindre des passages traditionnellement publics.
Que prévoit le projet de loi ?
La proposition législative vise à établir clairement que toutes les plages, la mer territoriale et la zone de servitude côtière — l’espace qui s’étend jusqu’à 200 mètres à partir de la ligne de marée haute — sont des biens du domaine public à accès libre, où aucun particulier ou entité ne peut empêcher la circulation, le passage ou la présence des personnes.
Le projet souligne que toute restriction d’accès doit être justifiée uniquement par des raisons de sécurité ou de protection environnementale, et non par des intérêts privés. Il cherche ainsi à renforcer le caractère public du littoral costaricien, déjà reconnu par la législation nationale relative aux biens publics.
Les fondements du soutien de l’UCR
Les représentants de la Universidad de Costa Rica ont rappelé que l’accès aux plages repose sur des principes constitutionnels et de droit public favorisant l’équité dans l’utilisation des ressources naturelles. Selon l’université, la clarté juridique apportée par ce projet de loi permettrait d’éviter des limitations arbitraires et des conflits déjà observés dans plusieurs communautés côtières.
L’UCR a également souligné l’importance de préserver le caractère public des plages, non seulement pour la récréation, mais aussi pour les activités culturelles, sportives, économiques et environnementales liées au littoral.
Réactions sociales et sectorielles
La proposition a reçu un accueil favorable de la part d’organisations communautaires, de groupes environnementaux, d’acteurs du tourisme et de citoyens soucieux de maintenir l’accès libre aux plages. Ces soutiens considèrent que les plages costariciennes doivent rester des espaces inclusifs favorisant la convivialité et la jouissance de la nature sans barrières physiques ou économiques.
Des appels ont également été lancés pour que le projet avance à l’Assemblée législative afin d’apporter une sécurité juridique concernant l’utilisation des zones côtières et des servitudes maritimes.
Importance pour le tourisme et la conservation
Les longues côtes du Costa Rica, tant sur la mer des Caraïbes que sur l’océan Pacifique, représentent l’un des principaux attraits du pays pour les habitants et les visiteurs internationaux. Selon les informations officielles de l’Instituto Costarricense de Turismo (ICT), les régions côtières constituent un élément clé de l’offre touristique nationale et contribuent fortement à l’économie ainsi qu’à l’image du pays comme destination nature.
Garantir l’accès public à ces espaces est également lié aux politiques de conservation environnementale, car les zones côtières sont des habitats sensibles qui nécessitent une gestion durable pour préserver la biodiversité, la qualité de l’eau et l’équilibre écologique.
Sources consultées
- El Mundo CR, « UCR respalda proyecto de ley para garantizar acceso público a playas »
- Universidad de Costa Rica (UCR) — position institutionnelle sur les biens publics et l’accès aux espaces naturels
- Instituto Costarricense de Turismo (ICT) — informations officielles sur l’importance des zones côtières pour le tourisme et l’économie
- Législation costaricienne sur les biens du domaine public, les zones côtières et les servitudes maritimes







