CANATUR demande une tolérance zéro face au trafic illégal de paresseux au Costa Rica

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La Chambre nationale du tourisme du Costa Rica (CANATUR) a appelé les autorités et la population à appliquer une tolérance zéro face au trafic illégal de paresseux, une pratique qui menace l’une des espèces les plus emblématiques de la faune du pays. L’organisation souligne l’importance de renforcer les mesures de protection et de sensibiliser le public aux conséquences du commerce illégal d’animaux sauvages.

Les paresseux, largement associés à la biodiversité costaricienne et à l’attrait touristique du pays, sont fréquemment victimes de trafic illégal, notamment lorsqu’ils sont capturés pour être gardés comme animaux de compagnie ou utilisés dans des activités touristiques non réglementées.

Une espèce protégée et vulnérable

Au Costa Rica, on trouve principalement deux espèces de paresseux : le paresseux à trois doigts (Bradypus variegatus) et le paresseux à deux doigts (Choloepus hoffmanni), tous deux protégés par la législation nationale qui interdit leur capture, leur commercialisation ou leur détention comme animaux de compagnie.

Selon le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MINAE) et le Système national des aires de conservation (SINAC), le trafic illégal d’animaux sauvages représente une menace importante pour la biodiversité du pays. Ces institutions travaillent à la protection des espèces et à la lutte contre les délits environnementaux liés à la capture et au commerce illégal d’animaux.

Le Costa Rica abrite près de 6 % de la biodiversité mondiale, ce qui rend particulièrement importante la mise en place de systèmes de surveillance et de protection afin d’éviter l’exploitation illégale des espèces sauvages.

Impact sur la conservation et le tourisme

Le tourisme de nature est l’un des piliers de l’économie costaricienne, et l’observation responsable de la faune fait partie intégrante de l’expérience de nombreux visiteurs.

Selon l’Institut costaricien du tourisme (ICT), la richesse naturelle du pays et la possibilité d’observer des animaux dans leur habitat naturel sont des facteurs clés qui attirent les touristes internationaux. Le trafic illégal d’espèces peut nuire à cette image et mettre en danger les écosystèmes qui soutiennent l’activité touristique.

CANATUR souligne que protéger la faune sauvage signifie également protéger le patrimoine naturel qui soutient le développement du tourisme durable au Costa Rica.

Appel à la dénonciation et à la sensibilisation environnementale

Les autorités et les organisations du secteur touristique ont réitéré l’importance de signaler toute activité liée à la capture ou à la commercialisation illégale d’animaux sauvages. La collaboration entre citoyens, touristes, entreprises et autorités est essentielle pour lutter contre ce type de délits.

Les institutions environnementales mènent également des campagnes éducatives afin de sensibiliser le public à l’importance de respecter la faune sauvage et d’éviter toute interaction avec les animaux en dehors de leur environnement naturel.

Le renforcement de la surveillance et de l’éducation environnementale est considéré comme essentiel pour préserver la biodiversité du Costa Rica et assurer la protection d’espèces emblématiques comme le paresseux.

Sources officielles consultées

Chambre nationale du tourisme du Costa Rica (CANATUR)
Ministère de l’Environnement et de l’Énergie (MINAE)
Système national des aires de conservation (SINAC)
Institut costaricien du tourisme (ICT)
CRHoy – « CANATUR pide cero tolerancia ante tráfico ilegal de perezosos »

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