Punta Leona s’oppose à une proposition du MINAE qui permettrait de garder des aras en captivité

Une communauté et un projet de conservation tirent la sonnette d’alarme

Le Punta Leona Beach Club and Nature Resort a exprimé publiquement son opposition à une initiative promue par le Ministerio de Ambiente y Energía (MINAE) visant à modifier la Loi de conservation de la faune afin d’autoriser la détention en captivité d’oiseaux psittacidés, dont les perroquets, perruches et aras.

Selon l’organisation, cette réforme mettrait en péril des décennies d’efforts de conservation et pourrait réintroduire des pratiques néfastes qui ont autrefois contribué au déclin des populations sauvages. Cette position repose sur des préoccupations liées au bien-être animal et sur des données scientifiques démontrant que la captivité peut provoquer stress, maladies et forte mortalité chez les oiseaux, ainsi qu’un risque de transmission d’infections aux populations sauvages.

Historique de la conservation de l’ara rouge dans le Pacifique central

Depuis 1994, Punta Leona mène un programme de protection de l’ara rouge sauvage (Ara macao) dans la région du Pacifique central du Costa Rica, en collaboration avec des experts et des institutions telles que l’Universidad Nacional de Costa Rica.

Ce projet visait à restaurer une espèce qui était autrefois proche de l’extinction locale. Les actions incluent la reforestation de l’habitat, l’éducation environnementale dans les écoles et le suivi des nids. Ces efforts ont permis une récupération significative de la population d’aras au cours des dernières décennies.

Les conservateurs avertissent que permettre la captivité à des fins non réglementées pourrait relancer des pratiques comme le vol de poussins et compromettre les progrès réalisés.

Arguments techniques et écologiques contre la captivité

Selon Punta Leona, les aras nés en captivité n’acquièrent pas les compétences essentielles pour survivre dans la nature, telles que la recherche de nourriture, la nidification et l’évitement des prédateurs. Leurs chances de survie après une éventuelle libération sont donc très faibles.

De plus, la promiscuité en captivité favorise la propagation de nombreuses maladies transmissibles entre oiseaux, ce qui représente un risque sanitaire pour les populations sauvages.

L’organisation défend le message : « Des aras, oui — mais en liberté », en faveur de la protection de la faune dans son habitat naturel.

L’importance du cadre réglementaire existant

Le débat s’inscrit dans le contexte de discussions récentes autour du règlement de la Loi de la faune sauvage du Costa Rica, notamment la possibilité de conserver des oiseaux acquis avant 2017 sans mécanismes clairs de contrôle.

Les critiques estiment que sans supervision stricte, ces dispositions pourraient faciliter la possession illégale d’animaux sauvages et affaiblir les efforts de conservation à l’échelle nationale.

Sources officielles et de référence

• Delfino.cr — couverture de la position de Punta Leona et de son travail de conservation
• MINAE — Loi de conservation de la faune et cadre réglementaire
• Universidad Nacional de Costa Rica — participation institutionnelle aux initiatives de conservation

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